J’ai vécu deux fois ce sentiment océanique lors de deux longs voyages. Je me souviens encore de ses sensations des années après. Cela reste toujours en nous. Et vous avez-vous connu le sentiment océanique ?

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Un article assez mystique, voire spirituel sur le blog, ce qui n’est pas courant.

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Il faut dire que depuis deux ans, j’ai développé davantage mon côté spirituel. Je ne parle pas ici de religion soyons claires. Il existe une spiritualité sans religion.

Et ici j’avais envie de parler du sentiment océanique. Beaucoup de voyageurs au long cours savent de quoi je parle.

 

Le sentiment océanique, c’est quoi ?

Le sentiment océanique est un concept psychologique décrit par le psychanalyste Carl Jung, qui se réfère à un sentiment de profonde unité avec l’univers, ressenti comme une expérience transcendante et spirituelle. Il est souvent associé à une sensation de paix et de sérénité, ainsi qu’à un sentiment de liberté et d’épanouissement personnel.

Le sentiment océanique a aussi été beaucoup popularisé par l’écrivain français Romain Rolland. Il a écrit abondamment sur ce concept dans ses œuvres, notamment dans son livre, « La Vie de Ramakrishna ».

Voici pour le concept.

Très bien, mais vous allez me demander, alors comment éprouver ce sentiment océanique ?

 


 

Le sentiment océanique et moi

Tout d’abord, non, il n’est pas besoin de faire le tour du monde en voilier pour éprouver le sentiment océanique. Forcément, beaucoup pensent à cela en raison du mot océanique.

Or, il est possible de ressentir cela lors d’un voyage sur terre.

Comme je le disais, je l’ai ressenti deux fois clairement dans ma vie.

La première fois, ce fut en 2006, lorsque je suis parti faire un voyage en moto, en solo, à travers l’Afrique de l’Ouest en moto. Je terminais alors un VIA à Lagos au Nigeria. Avant de rentrer en France, j’ai alors monté un trip de 3 mois à travers 7 pays de la région, de Lagos à Dakar.

Ce fut pour moi véritablement mon voyage initiatique. J’ai éprouvé un sentiment incroyable de liberté. La liberté de la moto, les pistes, les rencontres, le fait de pouvoir m’arrêter où je voulais, quand je voulais. C’était fantastique comme expérience.

 

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La deuxième fois que j’ai trouvé ce sentiment c’était en 2009 lors d’un long voyage en Asie du Sud-Est.

Ce long voyage de 7 mois en solo a été quelque chose.

C’est d’ailleurs à sa suite que j’ai décidé de créer Instinct Voyageur.

J’ai commencé à éprouver vraiment ce sentiment dans les deux, trois derniers mois. En effet, j’étais alors vraiment libre de changer mes plans, j’étais vraiment à l’écoute de moi-même, de mon intuition en fait.

J’ai fait des rencontres chouettes, il y avait des synchronicités, il y avait des hasards et j’avais vraiment l’impression vers la fin d’être un petit peu comme connecté à l’univers.

 

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Tout était simple, il suffisait d’avoir confiance en la vie, dans le chemin, et de dire oui aux opportunités qui se présentait facilement à moi.

C’était vraiment une sensation agréable, grisante en fait.

Un sentiment addictif.

 

Un déconditionnement nécessaire

Ce sentiment océanique est bien plus facilement atteignable lors d’un long voyage. C’est même une condition nécessaire.

En effet, vous êtes alors dans un autre environnement, vous êtes loin de votre conditionnement habituel et de votre quotidien.

Oui, dans notre quotidien nous sommes tous conditionnés par la famille, la société l’État, nous sommes un peu comme une brique dans un mur.

Lors d’un long voyage en solo dans un environnement étranger, dans une autre culture et bien notre conditionnement diminue, certes juste un peu, mais suffisamment pour laisser de la place à autre chose.

Il faut du temps pour cela. Il faut plusieurs mois. Nous sommes alors plus à même de se connecter à soi-même et d’écouter son intuition.

Lors d’un voyage dans de grands espaces naturels, il est possible de ressentir un sentiment de profonde unité avec la nature. Ces moments de contemplation face à la nature, cela fait partie de ce sentiment océanique.

La nature nous apaise, c’est même prouvé scientifiquement.

 

 

Conseils pour activer le sentiment océanique

Conseils pour activer le sentiment océanique

Quelques conseils pour s’en approcher :

-Partir longtemps, au moins quelque temps. Vous l’aurez compris, le temps est un facteur clef

Partir solo. Ce n’est forcément une condition nécessaire, mais presque. Seul, vous allez tout simplement être bien davantage à votre écoute. Pas d’interférence, c’est entre vous et vous.

-Partir dans un autre environnement. De mon expérience, il est plus facile d’éprouver le sentiment océanique dans un environnement très étranger, comme en Asie par exemple. Ce n’est pas une condition nécessaire cela dit.

Être ouvert aux rencontres. Si vous restez enfermé dans votre hôtel, sans sortir, oui, cela va être plus dur.

Écouter son intuition. Pour une fois, oui, faites-le !

Se déconnecter le plus possible des réseaux sociaux. C’est devenu une plaie en voyage vraiment. Stop aux informations des médias.

Planifier votre voyage le moins possible, surtout par la suite. Résister à la tentation de réserver longtemps à l’avance vos hôtels, vos trajets.

-Pratiquer la méditation le plus souvent possible.

-Passer du temps dans la nature

Promenez-vous dans les montagnes, faite des randonnées, etc.

-Apprenez à vivre dans l’instant présent un maximum

Lisez des livres sur la spiritualité et la philosophie. Justement, lisez par exemple Jung.

-Profitez-en pour faire un travail d’introspection. Réfléchissez à vote vie, sur la direction que vous souhaitez lui donner, sur le sens de la vie pour vous.

Écrivez régulièrement vos émotions, vos expériences etc.

-Découvrir de nouveaux lieux.

-Gardez l’esprit ouvert et accepter les différences culturelles.

Bien sûr, il n’y a pas de garantie.

C’est fonction de chacun, de notre capacité à se connecter à nos émotions et à nos sensations.

 

Pour aller plus loin :

Quelques livres pour poursuivre :

Des livres :

« On the Road » par Jack Kerouac

« Into the Wild » par Jon Krakauer

« The Alchemist »,par Paulo Coelho

« Wild: From Lost to Found on the Pacific Crest Trail » par Cheryl Strayed

« The Longest Way Home: One Man’s Quest for the Courage to Settle Down » par Andrew McCarthy

 

 

Des films :

« Into the Wild » réalisé par Sean Penn, qui suit un jeune homme qui décide de quitter sa vie confortable pour vivre en pleine nature.

« The Way » réalisé par Emilio Estevez, qui suit un père qui entreprend un pèlerinage sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle en mémoire de son fils décédé.

« The Secret Life of Walter Mitty » réalisé par Ben Stiller, qui suit un homme qui décide de quitter sa vie monotone pour vivre des aventures à travers le monde.

« Eat, Pray, Love » réalisé par Ryan Murphy, qui suit une femme qui décide de quitter sa vie confortable pour entreprendre un voyage spirituel à travers l’Italie, l’Inde et l’Indonésie.

« The Darjeeling Limited » réalisé par Wes Anderson, qui suit trois frères qui entreprennent un voyage en train à travers l’Inde pour se rapprocher les uns des autres.

 

Podcasts :

« The Road LessTravelled » qui suit un voyageur qui parcours le monde

« The Globe-Trotter » qui suit un couple qui voyage à travers le monde

« The Budget-Minded Traveler » qui parle des astuces pour voyager sur un budget

 

Enfin, une série de 4 épisodes podcast de Radio France sur le sentiment océanique au large.

 

Je serai curieux d’avoir votre retour.

Avez-vous déjà éprouvé ce sentiment océanique ?

C’était comment ?

source : https://www.instinct-voyageur.fr/tu-as-deja-connu-la-puissance-du-sentiment-oceanique-en-voyage/