Qui compose la grande famille des DNVB françaises et à quoi ressembleront les prochaines générations ? C'est pour répondre à ces deux questions que le cabinet de conseil en stratégie Digital Native Group a réalisé une infographie intitulée "Panorama 2020 des DNVB françaises". Une première dans ce secteur qui gagne en maturité. Cette étude, révélée en exclusivité par le JDN, permet d'en apprendre un peu plus sur les 344 marques que le cabinet répartit en sept secteurs d'activité : habillement, accessoires, bien-être, enfance, maison, sport et loisirs et alimentation et boissons. L'étude en profite également pour délimiter les contours du mouvement DNVB. Elle réunit ainsi des marques qui vendent leurs propres produits, directement aux consommateurs, et utilisent le digital comme premier canal de distribution via leur site Internet et/ou les réseaux sociaux

Les secteurs de l'habillement et des accessoires sont ceux qui comptabilisent le plus de DNVB en France, avec un total de 189 marques, soit 55% du panorama 2020. Alors que le marché de l'habillement est en perte de vitesse, en recul de 15% depuis 2008 d'après l'Institut français de la Mode, les DNVB s'imposent comme une réponse aux nouvelles attentes des consommateurs. Même si leur poids dans l'économie globale reste faible, les DNVB de la mode affichent de jolis scores de croissance, à l'image de l'emblématique Sézane, créé en 2013, dont le chiffre d'affaires avoisine les 100 millions d'euros.

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Pour compléter ce podium, on retrouve le secteur du bien-être, qui représente 13,5% des DNVB répertoriées dans le panorama. Une proportion qui croît de manière exponentielle selon Digital Native Group, tout comme l'industrie du bien-être. Cette catégorie représentait 5,3 % de la production économique mondiale l'année dernière. Les consommateurs sont plus que jamais en recherche d'un équilibre personnel pour endiguer des maux tels que le stress au travail.

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Secteurs porteurs

L'étude de Digital Native Group met également en exergue les secteurs porteurs des DNVB. Au premier rang desquels, celui de l'hygiène féminine. Fempo, Sisters Republic, Réjeanne, toutes spécialisées dans les culottes menstruelles, ou encore Jho, qui propose des abonnements pour des tampons et serviettes hygiéniques en coton bio, font partie des acteurs qui adressent cette problématique. L'essor d'études alarmantes sur la toxicité des protections féminines incite les consommatrices à privilégier une offre différente. Le secteur de l'hygiène féminine a augmenté de 2,1% en 2019, portant la valeur totale du marché à 402 millions d'euros en France. Cette hausse s'explique, en partie, par l'abaissement de la TVA associée à cette catégorie, qui a été requalifiée en produits de première nécessité. Elle est passée de 20 à 5,5%.

Autre tendance forte, les compléments alimentaires, qui connaissent une nouvelle jeunesse grâce aux DNVB. Sous la forme de bonbons personnalisés proposés sur abonnement, avec Les Miraculeux, ou à travers des marques comme Epycure et Cuure, les offres liées à la naturopathie se sont multipliées. Populaire aux Etats-Unis, la tendance pet food a elle aussi gagné la France. Des marques comme Veeto, Elmut ou Ziggy, spécialisées dans l'alimentation des animaux, connaissent un réel engouement. En 2018, 42% des foyers comptaient au moins un chien ou un chat.

L'alimentation alternative compte également parmi les secteurs émergents adressés par des DNVB. Qu'il s'agisse de cures détox sous forme de jus prêts à consommer chez Atelier Nubio ou de poudre à mélanger et berlingots chez So Shape, les adeptes de ce mode de consommation sont de plus en plus nombreux. Les marques comme Smart Food ou Feed promettent, elles, de couvrir les besoins nutritionnels des consommateurs qui cherchent à mincir ou raccourcir leur temps de repas. "On s'aperçoit que toutes ces grandes tendances sont calquées sur ce qui se passe aux Etats-Unis où les nouvelles manières de consommer occupent une part plus importante que chez nous, souligne Vincent Redrado, fondateur de Digital Native Group. Mais il s'agit d'une réalité de fond car les jeunes générations revendiquent l'envie de prendre soin d'elles. Cela passe par l'alimentation et une attention accrue portée aux produits de bien-être comme l'hygiène féminine." D'après Vincent Redrado, cette prise de conscience traduit également un enjeu écologique fort. "Au-delà du marketing, les consommateurs d'aujourd'hui recherchent des produits sains. Avec les DNVB, on réalise que les alternatives sont possibles."

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source : https://www.journaldunet.com/ebusiness/commerce/1489639-dnvb-francaises-qui-sont-elles-et-ou-vont-elles/